Fragments Ecrits

On entre dans le monde du travail, on est soi. On est un être humain pétri de chair, de sang, d’os, de larmes, de rires, d’émotions, d’idées… Et donc on arrive avec tout ce bordel, parce que pour certains, c’est un vrai bordel. Et on doit réaliser des efforts dans un but donné – on est payé pour ça, avec le maximum de concentration possible. Et on attend de nous que ça se fasse naturellement, alors qu’il y a rien de naturel.

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​J’arrive pas trop à arrêter le travail. C’est tout le temps dans ma tête. Le travail, j’y pense tout le temps. Aujourd’hui, je me suis réveillée à 4h du mat’, je voulais me rendormir, mais je n’y arrivais pas parce que je pensais à cette journée, à tout ce que je n’aurai pas le temps de faire. Ca m’a remplit complètement. Et ça me fatigue, ça déborde.

C’est comme un gros gâteau qui gonfle, qui gonfle, qui déborde de son moule, qui s’étale et qui envahit.

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Qu’est-ce que c’est que le travail ? C’est obtenir de la reconnaissance de l’autre en fournissant une énergie ? Est-ce que c’est s’occuper en attendant la mort ? Est-ce que c’est manger tant qu’on peut, à la manière des requins, jusqu’à l’ivresse et une certaine folie pour anticiper le temps où on aura rien ?
Qu’est-ce que c’est que rien ?

Et pourquoi c’est si compliqué alors que ça devrait être simple ?

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conflit

On nous a dit, dans le travail, il ne faut pas avoir d’affect. Il ne faut pas être trop affectif avec une personne. Vous êtes là pour le travail, pour travailler. Si une personne vous demande un jour de rester avec elle pendant une ou deux heures alors que votre travail est fini et que vous avez autre chose à faire, il n’est pas question de respecter tout ce que la personne vous demande de faire. Il faut être carré. Ca s’apprend. C’est difficile.

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J’ai connu une situation d’injustice lorsque je suis allée faire un stage dans la maison de retraite X.

A la base de cette injustice, le vol d’un yaourt d’une ASH, Agent de Service Hospitalier

Pour la hiérarchie, le vol ne pouvait avoir été commis que par l’un des stagiaires.

Malgré nos explications, nous n’avons pas été crus.

Pourquoi ne pas avoir convoqué tout le monde, pourquoi juste nous ?

Je me suis rendu compte que LA RAISON DU PLUS FORT EST TOUJOURS LA MEILLEURE….

J’ai failli arrêter mon stage tant j’étais frustrée.

Le rapport entre la hiérarchie et les stagiaires était terni.

Personnellement, j’ai dit ceci :

je ne m’imaginepas créer un problème pour LE VOL D’UN YAOURT

La hiérarchie m’a répondu : QUI VOL UN ŒUF, VOL UN BŒUF

J’ai manifesté mon indifférence vis à vis de tout ce monde.

Etgarde un très mauvais souvenir de cette maison de retraite.

MOSEKA

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​J’aime La liberté de vivre sans contrainte

J’aime la déco, les choses qui ravivent la vie, oui les choses qui ravivent la vie…les jolis pont construits pour traverser la ville, j’aime mon stylo pour écrire de mots jolis,

J’aime le contacte sincère. Qu’est ce qui ravive la vie ? un bon plat, un bon biftek bien fait avec des patates douces…. Qu’est ce qui ravive la vie ? les anniversaires, les belles histoires d’amour, la vie, la joie, l’envi de vivre….

Je n’aime pas qu’on me prenne pour un laissé pour compte.

J’aime ce stage, je me réveille le matin et oui…. OK, Je ne vais pas au boulot,mais je vais échanger, destresser, ca dégage, ca décoince le cerveau le contacte avec les autres…. Surtout les femmes, les hommes ca ne parlent que de voiture.

VEENESH

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​J’aime entendre les oiseaux siffler, me dire de ralentir avant d’aller travailler.

J’aime entendre le chien aboyer après moi me dire de marcher plus vite pour aller travailler

J’aime voir les fleurs s’épanouir pour une belle journée

Je n’aime pas le bruit du massicot qui va rogner la page du prochain livre à imprimer.

J’aime l’odeur de ce même livre qui va sortir de presse

J’aime l’odeur du gazon coupé au sortir de l’entreprise, un soir d’été

J’aime voir le lever du soleil sur une plaine enneigée

J’aime discuter de futilité avec mes amis

J’aime refaire le monde à la terrasse d’un café en regardant passer les gens pressés

DOMINIQUE